Goutte à goutte

Publié le par charlimagine

    Pour promouvoir l'écocitoyenneté, il suffit parfois juste de se laisser distraire par de petites histoires.

Assis autour d'un feu de bois,
allongés dans les herbes folles
emmitouflés sous des couvertures,
on n'a qu'à se laisse imprégner par quelques contes qui distillent en poésie, humour et onirisme la vraie nature qui nous entoure.



Humblement, voici le début d'un premier Envi-conte:


Odessa, la goutte de pluie qui ne voulait pas tomber

 
Cette histoire est destinée à tous les enfants, petits et grands, qui un jour, furent triste de voir la pluie tomber.

 

                Les nuages vont et viennent au dessus de nos têtes. Au grès des vents,  ils voyagent.  Qu’ils viennent du Nord, de l’Est, de l’Ouest ou du Sud, les hommes ont fait de leur présence présage de bons ou mauvais augures…Mais, peu importe qui de Caecias, Skyron, Borée ou Zéphyre, les grands vents, nous les a amené, ils transportent des centaines, des milliers, des millions, des milliards de gouttes d’eau qui en tombant chantent le miracle de la vie.

 
                Chaque goutte d’eau doit un jour quitter son nuage pour venir accomplir  sa mission sur terre :

Arroser les terres

Rafraîchir l’air

Grossir les rivières

Abreuver les hommes et les animaux

 Telle peut-être son destin

 avant de s’évaporer et retrouver un jour un nuage.

 

Tout est bien organisé, là haut dans le ciel : les grands vents poussent les nuages jusqu’à ce que les centaines, les milliers, les millions, les milliards de gouttes d’eau qui les composent tombent en averse de pluie, de grêle ou de neige.

 

Pourtant, un jour, parmi la centaine, le millier, le million, le milliard de gouttes de pluie qui composait un nuage, il y en eu une qui refusait de tomber. C’est l’histoire d’Odessa que je vais vous conter.

 Sur un nuage, petit et blanc, voyageaient des gouttes de pluies poussées par un vent doux et délicat. Parmi elles, Odessa, dont c’était le premier voyage,  regardait avec anxiété le paysage défilé plus bas. Elle entendait toutes ces camarades racontaient leur voyage tumultueux sur terre.

 

-J’ai ruisselé tout au long d’une rivière, j’ai été chahuté par  les coques des bateaux jusqu’à ce que je rejoigne péniblement la mer où enfin le soleil m’a de nouveau amené ici sur un nuage…disait l’une d’elles

-Moi, j’ai été englouti par l’épaisse langue d’un animal…qui quelques heures plus tard m’a rejeté au prix d’un périlleux voyage dans ses intestins… renchérissait une autre

- Pour ma part, je suis tombée sur le sol, j’ai traversé lentement, très lentement de nombreuses couches de terres avant de rejoindre des amies au fond d’une nappe…

 

Odessa écoutait attentivement ces récits héroïques, elle ne voulait pas subir un tel sort. Elle ne se sentait pas le courage d’affronter autant de tumultes.

 

-Est-ce toujours aussi compliqué et dangereux d’être une goutte d’eau  osa-t-elle demander à l’assemblée.

Toutes se mirent à rire, l’hilarité générale que provoqua sa question ne fit que grandir la peur qu’éprouvait Odessa.

 
-Ne t’inquiètes donc pas reprit une grosse goutte de pluie. Je m’appelle  Océane,  cela fait déjà bien longtemps que je parcours terre et ciel pour accomplir notre mission. Tu vas voir tout va bien se passer. Regardes, nous sommes bientôt arrivés.

 

En effet, Notos,  le  jeune vent  insouciant avait poussé le nuage au dessus d’une plaine couverte de terres à fertiliser.

 

« Il est temps d’y aller les amies cria-t-il à toutes les gouttes d’eau, bon voyage ! »

 
-Allez Odessa, viens avec moi déclara Océane en tendant la main vers la petite et timide goutte de pluie.

 -Non…je ne veux pas y aller…je ne m’en sens pas capable…

 -Voyons Odessa, regardes en bas, toutes les cultures n’attendent que nous pour grandir. Nous allons permettre aux plantes de pousser, aux fleurs d’éclore…Grâce à nous, la plaine va bientôt verdoyer  et chanter l’arrivée du printemps Courage…

 -Non, non…vraiment je ne veux pas, je risque de devoir traverser les couches du sols sans qu’une plante ne se soit servie de moi pour pousser, et je n’aurais servi à rien…

 - On ne peut pas servir à faire pousser les graines à chaque voyage, ce  serait pour une prochaine fois rassura d’une chaude voix Océane…

 
Océane tendit encore une fois la main à Odessa qui se renfrogna. Alors Océane se jeta  seule dans le vide, tomba sur le sol où quelques semaines plus tard germait un épi de blé.

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Publié dans Charlidées

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G
Héhé, ben pour quelqu'un de pas inspiré....<br /> D'un conte, tu vas nous en faire une nouvelle; d'une nouvelle, d'une histoire, d'une histoire, d'un roman....lol<br /> D'une goutte d'eau....à un océan de bonheur!<br /> C'est super, continue comme ça!
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