En voiture

Publié le par charlimagine


Malgré quelques ballades en calèche, touriste, dans les allées de châteaux de la Loire ou sur les foires transportant des badauds, je ne m’intéressais pas à l’attelage…Voir des voitures hippomobiles n’évoquaient pour moi que l’occasion de faire des papouilles à d’énormes têtes dociles que deux  œillères cernaient comme dans un étau.

 
"D'énormes têtes dociles cernées par des oeillères"


Peut-être était-ce par censure d’un prestige élitiste ou par représentation obsolète du cheval, jamais je ne m’étais imaginé tenir des guides…à moins que cela ne soit ceux d’un lointain cousin  d’Ourasi ou d’Une de Mai.

 Pourtant depuis plus de quatre ans, je côtoie des chevaux de trait, comtois et bretons. Je me souviens les premières fois, béate d’admiration devant les collègues mettant les harnais aux chevaux…Toutes ces pièces de cuir trouvant leur place, ajustées, bien réglées du poitrail à la croupe alors que je n’y voyais qu’une salade de lanières. D’une brève tension des guides et à l’intonation « marchez » la voiture cliquetante se mettait en branle au pas des chevaux sous mes yeux éberlués.
 
"Dans le harnais,je n'y voyais qu'une salade de lanières"


Les mots « avaloir », « timon », « palonnier » et autre « culeron » se sont néanmoins mis à prendre du sens. Les premières fois où j’ai eu à « garnir » un cheval ont du être assez cocasses, à me dépatouiller entre la bricole et la sellette avant d’en trouver le sens…

 Même si il m’arrive désormais de « conduire une deux chevaux », j’en suis encore à chasser les réflexes de la monte. Chaque fois que je tiens les guides, je savoure ce privilège : Voir les oreilles des chevaux se tourner  vers le meneur à chaque flexion de voix, sur le qui vive d’une commande…
 
"Sur le siège du meneur..." ( *savoure son bonheur*)


Les chevaux rassurés mutuellement, la synchronisation de l’effort à chercher en permanence, et quand les fers claquent en un même son, le précieux rythme enfin  trouvé sont autant de détails qui m’ont séduit dans l’attelage en paire (En plus de la vue imprenable sur les crinières flottantes et les lignes dorsales autour desquelles se répartissent les formes généreuses de chevaux de traits.)

 
Vue imprenable sur les croupes (et j'adore les contrates de cette photo ;-) !)


Impressionnant et subtil, de l’attelage je ne connais que les rudiments. Ballades estivales nonchalantes et galops humides sur la plage picarde siègent dans ma mémoire comme les balbutiements d’une heureuse initiation.

 
Sur la plage en baie de somme...
ballade sur les routes normandes
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Publié dans blabla de dadas

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J
Oui, c'est pas faux.<br />
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