Passion à partager
Chaque instant est vécu avec intensité quand on s'épanouit dans une passion.
Chaque moment passé avec les chevaux m’apporte cet état de grâce qui pourrait s'apparenter au bonheur.
Pourtant il y a les désagréments: les chutes, les coups de gueule, le sale temps, la morosité...Malgré tout cela, comme confinée dans une bulle de coton qui même chahutée par les aléas de la vie, la passion demeure intacte, inébranlable.
Pourquoi est-ce que je me sens si bien au contact des chevaux, et plus particulièrement du mien? Qu'est-ce qui me le rend si indispensable?
Quelle alchimie se produit pour qu’en sa présence, je me sente si sereine ?
Je n'éprouve pas de satiété à cette passion, finira-t-elle par s'effondrer sur elle-même telle une super Nova rendue à son paroxysme?
Le contact du cheval agit comme une thérapie. Du poitrail massif contre ma joue à ses souffles chauds dans mon cou, le cheval m’inspire une force tranquillisante, rassurante.
Þ Sentir les remparts de son imposante carrure s’abandonner à mes doigts qui le massent, qui le grattent.
Þ
Voir en ses yeux à demi clos perdre vigilance, et par là, me prouver sa confiance.
Þ 
Entendre son pas qui suit les miens, nonchalamment, il reste là, tout près de moi.
Ces petits instants de complicité nous sont propres...même si j'en parle, vibrant encore de l’émotion ressentie, le moment vécu nous a appartenu rien qu’à LUI et MOI, très égoïstement.
Du pas, encolure tendue, poitrail éclaté du cheval de débardage…
Du trot rythmé, crins au vent, fer tintant d’une paire de comtois attelés
Du galop cadencé, naseaux dilatés, arrière main mobilisée d’un bidet décidé
Du saut magistral et non truqué du Jazz ambitieux et téméraire
