ma liberté de penser
Sommes nous victimes ou auteurs de la société ?
Comme nous le souligne Jean-Paul Sarthe « l’enfer, c’est les autres », il semble bien difficile dans notre société de ne pas tomber dans le guet-apens médiatique où l’apparence est la carte de visite du succès.
Même si on veut y échapper, on cherche à nous standardiser, à nous faire rentrer dans le moule, à cloner notre mode de vie.
Les magazines nous abreuvent de statistiques, on croule sous les « courbes de tendances », on nous harcèle à grands coups de sondages, on cherche à savoir qui et comment nous sommes…Mais à quelles fins ? De tous les graphes et tableaux ainsi établis finira-t-on par en tirer le portrait de l’homme ou la femme modèle ? Nous incite-t-on à trouver les coordonnées de notre vie dans le repère statistico-fictif de la bête journalistique ?
Désormais, la dépendance à l’information…à la surinformation, a fait de nous des clones de savoir. On accède tous aux mêmes matrices de données, on consulte les mêmes graphes, on lit les mêmes articles. La corne d’abondance médiatique regorge pourtant de titres mais ils finissent par tous avoir la même saveur. Tant de choses sont décriées que parfaire son opinion dans ce marasme de contradictions nous conduit à une nomenclature idéologique proche de la politique de l’autruche. A force de nous donner l’illusion de tout voir et tout savoir, on finit par se replier sur soi.
Ainsi est née la culture de l’égoïsme dans la société occidentale. Désormais il faut paraître pour être. La mode, le design, la beauté sont les fils du pantin que la publicité tire pour nous faire consommer.
Notre mode de pensée ayant déjà été programmé, on cherche maintenant à formater notre façon d’acheter à grands renforts de marketing et de sourires un peu trop blancs.
Entre l’overdose d’informations statistiques et les perpétuelles injections publicitaires, nous sommes des junkies accrocs à l’héroïco mania imposée par les médias : La réussite appartient aux esthètes de la mode et aux stylistes de la communication. Il semblerait que l’échec n’existe que chez les pessimistes, l’air de rien, on nous enferme dans un cloître de « positive attitude »…Ou l’art et la manière d’accepter notre condition de consommateur avili.
Tout cela me rappelle la fin d’un livre anthologique, 1984 de Georges Orwell.
Me direz-vous, et avec raison, toute cette réflexion est bien poussive et tient à être davantage étayée :Je vous le concède.
Mais êtes-vous si sur d’être maître de vos actes et de vos pensées ?
Finalement, c’est bien de cela qu’il s’agit de LIBERTE…Sommes-nous libres ? Ne vous inquiétez pas, je vous « libère » pour y réfléchir.