Oh la la, voici un bout de temps que je n'ai pas posté dans cette partie de blog...A vrai dire, je n'ai guère été très productive ces derniers mois...
Pour dessiner, nul doute qu'il faut trouver une source d'inspiration...une image vue, une ambiance vécue, une émotion à partager...Un dessin c'est toujours l'histoire d'un instant que l'on a hâpé un peu par hasard, une source d'antimatière qui réclame à prendre forme, une émotion dense qui déborde de l'être et se doit de continuer son chemin sur la feuille, une crue de sensationsqui cherche à s'étendre quand le corps se fait trop étroit.
L'inspiration est hélas une denrée capricieuse, plus on la cherche moins on la trouve...Elle se pointe au bout du crayon toujours quand on s'y attend le moins...Comme cette fois là, en fin de journée, je rentrais à la maison, je venais de voir Jazz...le soleil était radieux...Je m'arrête au stop, je scrute la chaussée pour traverser l'intersection mais mon regard s'attarde sur deux roulottes garées de part et d'autre de la route. je me jète sur l'appareil photo pour immortaliser la scène...

Pourtant l'alchimie ne s'est pas encore opérée...Ce n'est que le lendemain matin, en sens inverse, la plaine encore baignée de brume que l'image m'est apparue. Au stop la silhouette d'un cheval se découpe dans le brouillard, une petite fumée s'échappe de la cheminée de la roulotte. La magie opère, une histoire me trotte alors en tête.
Voici donc le dessin qui en est sorti...Il ne traduit pas exactement ce que j'ai vu. Une sensation d'inachevé...Comme suspendu au temps...Ni de lieu, ni de date...juste une image comme la première ligne d'un livre à écrire.

Décidément, prendre la route de bon matin est propice à fertiliser mon imagination..A de nombreuses reprises, j'ai eu l'occasion de voir un ou plusieurs hérons, élégants et stoïques au milieu des champs.Simples piquets droits à peine visibles, d'un battement d'ailes, ils couvrent la plaine d'une ombre géante...

La collision entre la chanson "Lacrymal Circus" de Renan Luce et le film "Moulin Rouge" donne ce dessin, emprunt d'un spleen baudelérien et teinté de l'ivresse d'une piste de cirque.

Pour finir, les aventures de Suka Wakan, personnage de jeu de rôle, viennent parfois s'échouer sur une feuille...
l'inspiration, indomptable se montre parfois capricieuse, mais dès qu'elle se laisse attraper, elle offre sans concession cet irréductible sentiment de bien être.
Pour dessiner, nul doute qu'il faut trouver une source d'inspiration...une image vue, une ambiance vécue, une émotion à partager...Un dessin c'est toujours l'histoire d'un instant que l'on a hâpé un peu par hasard, une source d'antimatière qui réclame à prendre forme, une émotion dense qui déborde de l'être et se doit de continuer son chemin sur la feuille, une crue de sensationsqui cherche à s'étendre quand le corps se fait trop étroit.
L'inspiration est hélas une denrée capricieuse, plus on la cherche moins on la trouve...Elle se pointe au bout du crayon toujours quand on s'y attend le moins...Comme cette fois là, en fin de journée, je rentrais à la maison, je venais de voir Jazz...le soleil était radieux...Je m'arrête au stop, je scrute la chaussée pour traverser l'intersection mais mon regard s'attarde sur deux roulottes garées de part et d'autre de la route. je me jète sur l'appareil photo pour immortaliser la scène...

Pourtant l'alchimie ne s'est pas encore opérée...Ce n'est que le lendemain matin, en sens inverse, la plaine encore baignée de brume que l'image m'est apparue. Au stop la silhouette d'un cheval se découpe dans le brouillard, une petite fumée s'échappe de la cheminée de la roulotte. La magie opère, une histoire me trotte alors en tête.
Voici donc le dessin qui en est sorti...Il ne traduit pas exactement ce que j'ai vu. Une sensation d'inachevé...Comme suspendu au temps...Ni de lieu, ni de date...juste une image comme la première ligne d'un livre à écrire.

Décidément, prendre la route de bon matin est propice à fertiliser mon imagination..A de nombreuses reprises, j'ai eu l'occasion de voir un ou plusieurs hérons, élégants et stoïques au milieu des champs.Simples piquets droits à peine visibles, d'un battement d'ailes, ils couvrent la plaine d'une ombre géante...

La collision entre la chanson "Lacrymal Circus" de Renan Luce et le film "Moulin Rouge" donne ce dessin, emprunt d'un spleen baudelérien et teinté de l'ivresse d'une piste de cirque.

Pour finir, les aventures de Suka Wakan, personnage de jeu de rôle, viennent parfois s'échouer sur une feuille...

l'inspiration, indomptable se montre parfois capricieuse, mais dès qu'elle se laisse attraper, elle offre sans concession cet irréductible sentiment de bien être.
par charlimagine
publié dans :
Essaim de dessins
Suite aux craies de lapins présentées dans l'article "Exercice imposé", j'avais évoqué l'idée de m'essayer à tirer le portrait des animaux de la ferme...
Tout d'abord, Bianca, l'adorable vachette...un brin capricieuse, mais tellement craquante: Comment ne pas fondre à son regard de braise?
réalisé à la craie sur canson beige:Bianca, génisse jersaise - (2007)
réalisé à la craie sur canson marron: Portrait équin - (2007)
réalisé à la craie sur support cartonné: Paire attelée- (2006)
réalisé à la craie sur canson noir: Bain de paille pour chevaux de trait - 2004(?)Bon, d'accord, fini les chevaux...du moins au premier plan ;-)
réalisé à la craie sur canson beige: biquette et cheval intrigué - (2007)
réalisé à la craie sur canson beige: biquette et cheval intrigué - (2007)Où sont passés les volailles, les cochons, les moutons? Ben une prochaine fois...peut être!
par charlimagine
publié dans :
Essaim de dessins
Ce n'est pas si facile ...
Dans notre société, le diktat de la mode s'impose...avec le florilège de complexes qu'engendre les magazines! Dans ce monde d'apparences, n'est-on plus femme quand on a trop peu de formes ici ou trop de chair là?
La féminité, c'est quand une femme arrive à oublier ses complexes, et assume son corps de femme...C'est donc ça être une femme libérée...Et en effet, ce n'est pas si facile!
Alors parfois pour exorciser ces maudits complexes, je fais parler le papier. J'habille et je deshabille ma mannequin virtuelle à coup de gomme et de crayons.
Et puis au moins, si elle, elle n'est pas parfaite, je peux la mettre en boule et la congédier au fond de la poubelle.
Et si elle me gonfle, je peux lui percer ses implants d'un coup de gomme
Et si son profil de Vénus m'exaspère, je peux lui faire pendre des poils du nez d'un effleurement de criterium.
Bon, d'accord, je me sers aussi des crayons pour faire des essais de lingerie...que je n'oserai pas!


Aussi faire des deshabillés, c'est l'occasion de travailler les "nus" ...avec les jeux d'ombres, si chère à la craie...
Ici, une craie présentée dans le post "pleins les doigts", devant en sous vêtements noirs...

Voici l'écho: le dos en lingerie blanche...

Aussi, voici une craie qui comporte beaucoup d'erreurs de proportions et des incohérences de volumes...J'ai cherché à rendre ce dessin visible dans deux sens...
Vue comme "aspirée en arrière"...
Vue comme "sur le dos, un pied en appui, tête et bras partant en arrière, dans le vide"
Le résultat escompté n'est pas flagrant ;-(
Pour conclure, un dessin pour toutes celles qui ont eu la chance de mettre un enfant au monde...Tout simplement femme.

La féminité, c'est quand une femme arrive à oublier ses complexes, et assume son corps de femme...C'est donc ça être une femme libérée...Et en effet, ce n'est pas si facile!
Alors parfois pour exorciser ces maudits complexes, je fais parler le papier. J'habille et je deshabille ma mannequin virtuelle à coup de gomme et de crayons.
Et puis au moins, si elle, elle n'est pas parfaite, je peux la mettre en boule et la congédier au fond de la poubelle.
Et si elle me gonfle, je peux lui percer ses implants d'un coup de gomme
Et si son profil de Vénus m'exaspère, je peux lui faire pendre des poils du nez d'un effleurement de criterium.
Bon, d'accord, je me sers aussi des crayons pour faire des essais de lingerie...que je n'oserai pas!


Aussi faire des deshabillés, c'est l'occasion de travailler les "nus" ...avec les jeux d'ombres, si chère à la craie...
Ici, une craie présentée dans le post "pleins les doigts", devant en sous vêtements noirs...

Voici l'écho: le dos en lingerie blanche...

Aussi, voici une craie qui comporte beaucoup d'erreurs de proportions et des incohérences de volumes...J'ai cherché à rendre ce dessin visible dans deux sens...
Vue comme "aspirée en arrière"...
Vue comme "sur le dos, un pied en appui, tête et bras partant en arrière, dans le vide"Le résultat escompté n'est pas flagrant ;-(
Le texte qui entoure le dessin:
Si je m'envole, si je m'envole,
je perds le contrôle
...de mes sens
Si je m'échappe, si je m'échappe
il faut que tu me rattrapes
...au vol
Et si je plane, et si je plane,
laisse-moi glisser
...pour l'éternité.
je perds le contrôle
...de mes sens
Si je m'échappe, si je m'échappe
il faut que tu me rattrapes
...au vol
Et si je plane, et si je plane,
laisse-moi glisser
...pour l'éternité.
Pour conclure, un dessin pour toutes celles qui ont eu la chance de mettre un enfant au monde...Tout simplement femme.

par charlimagine
publié dans :
Essaim de dessins

