Devenir propriétaire, quel beau rêve ! Un cadeau de Noël que nous avons bien failli nous offrir pour cette fin d’année. Mais c’est sans regret, voir même avec soulagement qu’il n’en est rien !
La tentation a été grande, avide de posséder, nous étions à deux doigts de concéder notre rêve de construction bioclimatique pour une maison Phénix. Sans coup de cœur, nous allions nous résoudre à un « achat-raison ». J’imaginais déjà les railleries de ceux à qui j’avais vanté la géothermie, le solaire ou l’isolation en chanvre de ma future maison.
Amoureuse de lumière naturelle, j’aurais du me contenter d’une mince fenêtre exposée au sud barrée par une vilaine haie de thuyas !
Finalement, je n’ai pas pu me résoudre à abandonner le rêve d’un « éco-logis ». Nous savons que cela ne va pas être facile, que le projet est onéreux mais je préfère que cette maison qui verra grandir nos enfants respire la passion plutôt que la raison !
J’y vois du bois sur les murs, de l’organdi pour les rideaux, un fauteuil club en cuir élimé que les chats sauraient s’approprier, une cheminée centrale autour de laquelle se distribuerait le coin lecture, la salle à manger, le salon regorgeant d’épais coussins aux couleurs chatoyantes d’or, orangés et rouge carmin et la cuisine spacieuse…
Une décision est prise :
je préfère vivre dans un cabanon bioclimatique que dans une Phénix de 140 m2 !
Je ne souhaite pas que la construction de notre maison du bonheur se transforme en cauchemard, j’aimerai que l’on en dise comme le dit le texte de Bénabar :« Je dois vous prévenir si vous voulez l'acheter, je préfère vous le dire cette maison est hantée. Ne souriez pas Monsieur, n'ayez crainte Madame, c'est hanté c'est vrai mais de gentils fantômes. De monstres et de dragons que les gamins savent voir, de pleurs et de bagarres, et de copieux quatre-heures, "finis tes devoirs", "il est trop lourd mon cartable", "laisse tranquille ton frère", « les enfants : à table ! » ».
Ici, les paroles complètes de la chanson :
En attendant, si vous le voulez,c'est volontiers que je vous invite prendre le café dans cette maison louée:



AFRICA...
Dans les précédents articles de cette catégorie "essaim de dessins", j'ai longuement sous entendu que la faune africaine m'avait largement inspirée...(voir les lionnes dans "les lionnes sont vraiment des reines", les girafes dans "Collection été 2006",la craie d'éléphants dans "pleins les doigts")
Alors j'ai fouillé dans dans mes archives, blottis dans un vieux bloc à dessin ou entassés dans un porte document, j'ai fini par remettre la main sur quelques dessins réalisés il y a déjà plusieurs années.
Le crayon à papier était alors mon outil à dessiner de prédilection: Flash back
Buffle et un piqueboeuf en alerte...Le buffle armé de ses fortes cornes et de son cuir épais (4x plus épais que celui du zèbre) reste une proie, de choix, mais difficile à attraper pour son principal prédateur: le lion.


Zèbre de Grevy possède environ 80 rayures, le Zèbre de Burchell n'en a "que" 25 à 30.La force du zèbre pour se défendre de ses prédateurs est son instinct grégaire. En se déplacant en troupeau, le lion, avec toutes ces "rayures" en mouvement n'arrive pas à faire la mise en point sur un individu du groupe. Par contre, si un zèbre vient à être isolé, il devient une proie relativement facile n'ayant pas une pointe de vitesse très élevé.

Jeune et adulte lycaons.
Les lycaons (ou chiens sauvages) sont trop souvent associés aux hyènes pour leur comportement charognard. Pourtant, ils chassent aussi.
Vivant en groupe, ils sont très hiérarchisés, l'esprit de meute est très marqué.
L'éducation des petits se fait sous l'oeil attentif de la femelle dominante.
Le jeu est primordial durant toute leur croissance, c'est grâce à ces chamaillements que le lycaon deviendra un bon chasseur.
Rhinocéros et son petitLes rhinocéros ont longtemps été chassés pour l'ivoire de leur corne à laquelle on prêtait des vertus aphrodisiaques.
Eléphant d'AfriqueMajestueux, il dégage une force paisible...qu'il vaut mieux savoir au repos.
Dérangé, l'éléphant charge...
Inutile de préciser que peu de choses ne sait l'arrêter en pareille occasion.
Papier, recyclé s’il vous plaît…
De journaux en magazines, de post-it en prospectus, le papier transite quotidiennement entre nos mains. En Europe, on constate une consommation moyenne de papier de 190kg/ an/habitant ! L’environnement paye un lourd tribut à ce besoin : Les forêts anciennes s’étiolent tandis que nous croulons sous les paperasses…
La France fait partie des nations les plus consommatrices de bois destinée à l’industrie papetière : 70 kg de papier par an pour un employé de bureau…C’est énorme sachant qu’il faut 2 à 3 tonnes de bois (17 hectares environ) pour produire une tonne de papier, à cela, il faut ajouter le millier de litres d’eau qu’implique la fabrication et le blanchiment et le pétrole pour le transport (bois principalement importé du Canada et de Russie). En privilégiant l’archivage électronique des données et en centralisant les informations dans une salle pour le personnel plutôt que de multiplier les feuilles par service, chaque entreprise ferait déjà des économies non négligeables et s’obligerait à mieux cibler ses informations.
Néanmoins il existe une alternative : le papier recyclé. Il pâtit d’une mauvaise image liée aux aléas du manque de technicité de ses débuts :
- prix soit disant excessif
- plucheux et poreux, dommageable pour les machines (photocopieurs et imprimantes)
- couleur grisâtre-beige…
Ces arguments obsolètes tendent doucement à disparaître. Des initiatives incitent le public et les entreprises à s’intéresser au sujet.


Aussi, soulignons l’initiative durable du très engagé organisme « Greenpeace » qui avec son opération « Plumes vertes » encourage le monde de l’édition à publier des ouvrages en papier recyclé ou label« FSC » (Forest Stewarship Council)
On parle de papier recyclé dès que 50% des fibres proviennent de papier ou carton de récupération. Il faut une tonne de papier de récupération pour produire 900 kilos de papier recyclé (rendement meilleur que celui de l’industrie papetière classique). La production d’un papier 100% recyclé économie 90% d’eau et près de la moitié d’énergie comparée à une production de papier blanchi classique !
De plus, cela va de paire avec une modération du volume des déchets qui va à l’incinérateur…
Néanmoins la fabrication de papier recyclé exige une injection régulière de fibre vierge, au-delà de 2 à 5 cycles de récupération, les fibres se détériorent et ont tendance à raccourcir…
Le label FSC, quant à lui, provient de la gestion raisonnée du bois.
L'affaire revêt une telle importance qu’elle entre dans l’hémicycle parlementaire, puisque le 21 septembre dernier, le ministre de l’intérieur répondait au député Yves Detraigne ceci :
On ne peut que se féliciter de cette décision, il ne reste qu’à espérer que chaque parti en fera tout autant pour diffuser son projet de campagne.
Dans la famille
"Si triste mais tellement beau"
je demande:
Un FILM:
Saissisant et poignant, ce film magnifique met en scène Selma,une femme et surtout une mère à la fois fragile et obstinée. Courageuse et déterminée elle fera tout pour offrir à son fils l'opération qui lui épargnera la même cécité qui l'atteint.Björk, chanteuse islandaise excentrique, incarne Selma avec justesse. Elle l'a fait vibrer de toutes les cordes de son être...lui prêtant même sa voix dans les nombreuses chansons et chorégraphies du film.
Lars Von Trier n'utilise plus les dogmes95 (dogme 95=>cinéma épuré, caméra à la main, lumière naturelle, tous les décors sont à trouver sur place...). Il nous propose un film à l'atmosphère suffocant, plein de rebondissements...Le spectateur, tendu, se laisse guider au rythme de la comédie musicale sentant le drame arrivé. Tout est juste, autant le jeu des acteurs que le message. Lars Von Trier nous offre un film lyrique, intemporelle, émouvant.
Ma soeur et mon beau frère m'avaient conseillé ce film me mettant en garde de la gravité du sujet traité, j'ai mis plusieurs mois avant d'oser le voir. Bien que prévenue de la densité émotionnelle, j'ai été transi par ce film, pleurant longtemps encore après la fin du générique...Très triste mais très beau.
Un LIVRE:
"La différence qu'il y a entre un ange et une personne? Facile, un ange, c'est presque tout dedans, une personne presque tout en dehors"Ainsi parlait, à six ans, Anna connue sous le nom de Pompom' , Souris ou La joie.A cinq ans, Anna connaissait parfaitement le but de l'existence, la signification de l'amour, et elle était l'amie intime et le bras droit de Mister God.
Voici les quelques lignes d'introduction qui en disent déjà beaucoup sur le message de ce livre touchant.
Un roman qui parle de Dieu, au travers le discours d'une enfant dont la sincérité n'a d'égal que l'ingéniosité de sa réparti. Elle écoute, observe, comprends la vie. Elle fait de Mister God, une entité capable "de tout recevoir".A découvrir absolument.
Ce n'est pas un livre écrit pour convaincre le lecteur de l'existence d'un Dieu. Au travers les paroles d'Anna, le lecteur tend à mieux observer, comprendre et aimer... Et comme le résume Anna, Dieu dit "Aime-moi, aime-les, aime tout et n'oublie pas de t'aime toi même".
Le texte est intelligent, pleins de vérités brutes et candides: Un traité d'amour universel.
Oui, c'est un beau livre qui saura vous tirer sourires et larmes...pourquoi triste...A vous de le lire!


Une CHANSON
Sans doute, un peu trop émotive, je fonds facilement en larmes que ce soit devant un fim, plongée dans une lecture ou simplement en écoutant un texte.
Je suis incapable d'écouter ou lire cette chanson reprise par Hugues Aufray sans terminer en larmes...Pourtant c'est un texte naïf, mais le destin de cet âne m'effraie et surtout me renvoie l'image d'une société individualiste et indifférente.
Ecoutez cette histoire, que l'on m'a racontée
Du fond de ma mémoire, je vais vous la chanter
Elle se passe en Provence, au milieu des moutons
Dans le Sud de la France, au pays des santons (bis)
Quand il vint au domaine, Y'avait un beau troupeau
Les étables étaient pleines, de brebis et d'agneaux
Marchant toujours en tête, aux premières lueurs
Pour tirer sa charrette, il mettait tout son coeur (bis)
Au temps des transhumances, il s'en allait heureux
Remontant la Durance, honnête et courageux
Mais un jour de Marseille, des messieurs sont venus
La ferme était bien vieille, alors on l'a vendu (Bis)
Il resta au village, tout le monde l'aimait bien
Vaillant malgré son âge, et malgré son chagrin
Image d'Evangile, vivant d'humilité
Il se rendait utile, auprès du cantonnier (Bis)
Cette vie honorable, un soir s'est terminée
Dans le fond d'une étable, tout seul il s'est couché
Pauvre bête de somme, il a fermé ses yeux
Abandonné des hommes, il est mort sans adieu (Bis)
Mm Mm Mm Mm Mm
Mm Mm Mm Mm Mm
Cette chanson sans gloire, vous racontait la vie
Vous racontait l'histoire, d'un petit âne gris (Bis)
PARCOURS EN TERRAIN VARIE...
Dans l'article "question de confiance", j'évoquais la difficulté d'instaurer une complicité avec son cheval...Surtout quand il s'agit d'un bidet nommé Jazz!
Etant loin d'être cavalière talentueuse, je n'ai jamais longtemps essuyé mes fesses dans les bacs à sables des clubs. Rebutée par l'esprit de compétition, je n'ai jamais gravi les échelons du mérite équestre.
Jazz, de caprice en facétie, sait se ménager, il peut pourtant s'avérer généreux dans l'effort...une fois sa mise en scène de fainéantise passée.
Cela fait bientôt 4 ans que j'ai Jazz, et pour ainsi dire, j'ai l'impression de ne pouvoir monter que lui. Je me suis habituée à ses esbrouffes. J'aime son coté rondouillard, tout en confort...Et en puissance.
Le samedi 1er juillet, à sa pension du moment, était organisé entre propriétaires une série d'épreuves inspirées des PTV (parcours en terrain varié) que l'on trouve en TREC (Technique de Randonnée Equestre de Compétition). Cela nous a permis d'évaluer notre progression.
Plan ascendant -Plan descendant


Rideau
En main En selle


Bâche
volante... Au sol...


Tournant
Slalom au trot... Courbe au galop entre deux "obstacles"


J'ai la chance d'avoir un cheval au dos court, très trapu...Et bien souple! Ce qui fait que même quand il n'y a pas beaucoup de place, en général ça passe! De cette agilité, il sait tirer partie en se montrant parfois en véritable "anguille", notamment au galop en courbe, où il change de pieds à volonté.
Sauts
L'obstacle est loin d'être ma discipline de prédilection...Et je suis très reconnaissante envers ma monture qui me pardonne toutes mes maladresses!
petit obstacle naturel...sans difficulté...
Assez impressionnant à l'abord, il s'est franchi sans heurt!Au trot d'abord. Puis plein pot au galop...

Gué
J'étais sûre que cette difficulté n'en serait pas une pour nous, Jazz a passé son mois de juin a faire trempette dans le ruisseau...

Bordure maraîchère
Juste une photo en sortie...Pas de souci , c'est un exercice auquel on s'était déjà entrainé...En plus elle se trouvait dans la carrière où on avait l'habitude de travailler.Il n'y a qu'à voir ma tête la dessus....A peine fière!

Bon, on a encore beaucoup de boulot, mais cela m'a permis de constater que bon gros bidet peut se montrer gérable et discipliné quand il le veut bien! Pourtant, au début, il était très chaud...Ce n'est qu'après une détente au galop où il s'est montré contrôlable que le stress a pu décanté (autant le sien que le mien!)


