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De l'air

Musique!


 
Mardi 6 février 2007

Le 56k de nos campagnes!


   Ce week-end, invitée en région parisienne, je me suis faite témoin vivant d'une coutume ancestrale de nos aînés d'il y a bien 87 600... heures (une décennie quoi!): L'utilisation d'un modem 56k!

Regards compatissants de mes congénères évolués, sourires ironiques, je suis  réduite en une sorte d' indigène campagnarde, non civilisée, que l'on expose dans les salons mondains pour satisfaire la curiosité des citadins assoiffés d'aventures périlleuses qu'ils ne sauraient tentées.

Me voilà donc obliger d'expliquer comment on utilise cet appareil rudimentaire qui permit autrefois aux parisiens et autres citadins du monde entier d'acceder pour la première fois à ce qui allait devenir le planétaire "Internet"!
J''atteste de  l'attente inéxorable pour que s'affichent les images d'un site: yeux ecarquillés de mon auditoire, trépignant d'en apprendre davantage...Attente qui au final se traduit par un lamentable message "impossible d'afficher cette page, délai de connexion avec le serveur dépassé"
"Ohhhh! Ahhh horrifiés s'exclament alors dans la petite assemblée! Je les sens fébriles, la sueur perlant à leur front, je rajoute "Et encore, ce n'est rien, je ne vous raconte même pas si je dois télécharger quelques minutes de video!"..: Plantage des connexions msn, cloturage de la cession Outlook...et ramage de tous les  sites en cours pour cause de bande passante saturée! Suffoquements, pamoison, étourdissements de mon public scandalisé face à tant d'atrocités. Je les entends sussurés"Heureusement qu'ici nous sommes civilisés!"...

Pour conclure, je vante tout de même les mérites de ce mode de vie en modem 56k: Toute une philosophie...On sait prendre notre temps, là bas dans ma cambrousse: On peut faire couler un café ( plus besoin de le réchauffer au micro onde), mettre une machine à laver en route (quand même...oui cette machine moderne est arrivée jusque là), préparer un gâteau...un vrai (pas le flan Alsa!)...Tout ça avant que ne s'affiche la page du site SNCF pour commander son billet de TGV...Ils ne pensaient pas si bien dire:"Prenez le temps d'aller vite"...


BESOIN DE VITESSE?
Non vraiment, vous croyez?
par charlimagine publié dans : Charlidées
Lundi 22 janvier 2007


Malgré quelques ballades en calèche, touriste, dans les allées de châteaux de la Loire ou sur les foires transportant des badauds, je ne m’intéressais pas à l’attelage…Voir des voitures hippomobiles n’évoquaient pour moi que l’occasion de faire des papouilles à d’énormes têtes dociles que deux  œillères cernaient comme dans un étau.

 
"D'énormes têtes dociles cernées par des oeillères"


Peut-être était-ce par censure d’un prestige élitiste ou par représentation obsolète du cheval, jamais je ne m’étais imaginé tenir des guides…à moins que cela ne soit ceux d’un lointain cousin  d’Ourasi ou d’Une de Mai.

 Pourtant depuis plus de quatre ans, je côtoie des chevaux de trait, comtois et bretons. Je me souviens les premières fois, béate d’admiration devant les collègues mettant les harnais aux chevaux…Toutes ces pièces de cuir trouvant leur place, ajustées, bien réglées du poitrail à la croupe alors que je n’y voyais qu’une salade de lanières. D’une brève tension des guides et à l’intonation « marchez » la voiture cliquetante se mettait en branle au pas des chevaux sous mes yeux éberlués.
 
"Dans le harnais,je n'y voyais qu'une salade de lanières"


Les mots « avaloir », « timon », « palonnier » et autre « culeron » se sont néanmoins mis à prendre du sens. Les premières fois où j’ai eu à « garnir » un cheval ont du être assez cocasses, à me dépatouiller entre la bricole et la sellette avant d’en trouver le sens…

 Même si il m’arrive désormais de « conduire une deux chevaux », j’en suis encore à chasser les réflexes de la monte. Chaque fois que je tiens les guides, je savoure ce privilège : Voir les oreilles des chevaux se tourner  vers le meneur à chaque flexion de voix, sur le qui vive d’une commande…
 
"Sur le siège du meneur..." ( *savoure son bonheur*)


Les chevaux rassurés mutuellement, la synchronisation de l’effort à chercher en permanence, et quand les fers claquent en un même son, le précieux rythme enfin  trouvé sont autant de détails qui m’ont séduit dans l’attelage en paire (En plus de la vue imprenable sur les crinières flottantes et les lignes dorsales autour desquelles se répartissent les formes généreuses de chevaux de traits.)

 
Vue imprenable sur les croupes (et j'adore les contrates de cette photo ;-) !)


Impressionnant et subtil, de l’attelage je ne connais que les rudiments. Ballades estivales nonchalantes et galops humides sur la plage picarde siègent dans ma mémoire comme les balbutiements d’une heureuse initiation.

 
Sur la plage en baie de somme...
ballade sur les routes normandes
par charlimagine publié dans : blabla de dadas
Lundi 15 janvier 2007

« La bibliothèque de la vie brûle et nous ne connaissons même pas les titres des livres »

Gro Harlem Brundtland (née en 1939), femme politique norvégienne


            Chaque jour, des espèces vivantes disparaissent…et parmi elles certaines dont on ne soupçonnait même pas l’existence. L’histoire de la vie est ainsi bâtie : De naissance d’espèces en disparition, de l’adaptabilité des êtres vivants dépend leur survie.

 Darwin s’est évertué à  expliquer l’évolution par la sélection naturelle des individus : Les individus disposant des meilleurs atouts pour vivre dans un milieu donné verront croître leur population du fait d’une fertilité accrue : Leur descendance sera donc plus nombreuse, la transmission du caractère favorable se propage jusqu’à le stabiliser  dans un environnement inchangé.

Néanmoins, on aurait tors de penser que la seule survie d’une espèce dépend de la transmission héréditaire de caractères génétiques favorables. La pression du milieu naturelle est déterminante : disponibilité des ressources, modification de l’environnement, présence ou absence de prédateurs…


L'évolution, qu'on la pense:
     > selectionniste
 ou > mutationniste
 (brusque et discontinue, équilibres ponctués:
 http://www.hominides.com/html/theories/theories-equilibresponctues.html)

continue de soulever le débat


Les mammifères sont largement admis comme le plus haut degré de complexification des structures fonctionnelles. L’homme, mammifère doué de « raison », s’est autoproclamé au sommet de la pyramide évolutive.


Présomptueux, qu’est ce qui permet à l’homme de justifier ce sacre ?
Ou L’homme est-il un animal comme les autres ? (cela fera l’objet d’un autre article)


 Accordons au moins à l’espèce humaine la capacité à réfléchir sur ses origines.

            - L’homme biologique est capable de modifier la morphologie et l’information (élevage, recherche génétique).

            - L’homme « intelligent », « imaginatif » est capable d’influer le psychisme

           - La société humaine est capable de changer les règles : les technologies ont changé les relations entre les êtres vivants : l’homme a modifié son environnement…Il joue au jeu de la vie en truquant les règles, en imposant insouciance et inconséquence de ses actes à notre hôte : la Terre.

 Les dérèglements climatiques observés depuis l’ère industrielle sont les soubresauts de la Terre à l’inflammation humaine. La Terre réagit, toussote jusqu’à cracher ses eaux…

  
 

La Terre serait-elle parasitée ?


 
 
 (Anne McCaffrey et E.A Scarborough prennent partie pour la théorie Gaïa dans leur trilogie de science fiction « Les forces majeures », « Les lignes de forces », « le jeu des forces »)
 Bouddha nous dit
« Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement »
Alors espérons que l’homme perfectible saura s’adapter pour une logique durable et consciente de son monde.







Une mine d'infos qui mérite d'être exploitée dans cet ouvrage original:
"Tout ce que vous vouliez savoir sur l'évolution"  David Burnie- éd: Le pré aux clercs
par charlimagine publié dans : Ecolo mania
Mercredi 3 janvier 2007
 
Entre en mon palais
 
Exhale mes sens
 
Panse mes plaies
 
De l'âme, arme
 
Contre mes larmes,
 
Chevalier noir, cœur tendre
 
Chevalier blanc, cœur à prendre
 
 
 
Je t'aime chocolat.
 
Brownie, coeur chaud, fondant...tout chocolat

Les fêtes de fin d'année s'achèvent, les boîtes de chocolat, brillantes, pailletées, parfumant le salon d'un subtil parfum, se meurent, béantes, inanimées de la foule de doigts qui la caressaient tous ces jours. Les lettres du chocolatier, dans une dernière épitaphe  viennent sceller la boîte tant convoitée.

 Le chocolat, festif ou clandestin, est un partenaire de  bon goût avec qui on partage joie et peine. Subtil, délicat, corsé…que d'adjectifs énoncant l'érotisation du chocolat comme un partenaire idéalisé qu'on demande à revoir à peine l'étreinte de son parfum fondu sur la langue: Existe-il une dépendance au chocolat? Plaisir du palais ou plaisir tout court?
 

 Bien que moins poétique, la biochimie nous apporte des éléments de réponse:

Le cacao est une substance complexe, formée d'au moins 800 molécules différentes, dont certaines ont une activité pharmacologique connue.

 Nous consommerions du chocolat car nous y trouverions des substances psychologiquement actives. L'action psycho stimulante du chocolat viendrait de la présence d'alcaloïdes –théobromine et caféine. la théobromine est considérée comme ayant un effet stimulant du système nerveux central et cardiaque. Elle facilite le travail musculaire et excite l'appétit. La caféine est aussi bien connue pour augmenter la résistance à la fatigue, favoriser l'activité intellectuelle et accroître la vigilance.

La théobromine, difficilement assimilée par nos amis à poils (lire chiens et chats ;-) ) peut les conduire à des troubles cardiaques pouvant entrainer la mort…Alors oui, le chocolat, ce n'est vraiment que pour nous…à notre grand soulagement!

 On y trouve aussi deux autres substances, dont la structure moléculaire est proche des amphétamines, qui ont des propriétés similaires. Il s’agit de la phényléthylamine (PEA) et de la tyramine. Quant à la sérotonine, neuromédiateur bien connu, elle est actuellement très employée en pharmacologie comme antidépresseur.
 Plus récemment, des scientifiques ont aussi mis en évidence, dans la composition du chocolat, une faible quantité d'anandamide, une substance ayant des effets proches du cannabis ! Dans un article publié en 1996, ils précisent : « notre désir intense de chocolat ne serait pas seulement dû au goût et à la texture, mais aussi à un sentiment de bien-être accru, similaire à celui produit par les cannabinoïdes présents dans le cannabis.
 Alors le chocolat serait une drogue douce licite? Non, une enquête française a montré que les chocolatovores n’ont pas été anxieux d’avoir été sevrés de chocolat. Ils ont développé une passion pour le chocolat simplement parce qu’ils apprécient la texture et ce goût incomparable du gras-sucré. On admet donc aujourd’hui que le chocolat est un antidépresseur et un euphorisant par le simple plaisir qu’il apporte.
Sources:
 
 

Tout nos sens en exergue répondraient à des processus chimiques...Ma foi, il vaut sans doute mieux ne pas en avoir toujours conscience! Le chocolat nous apporte une sensation de bien être au-delà même de son goût subtil et de sa texture généreuse: une sorte d'extase cérébrale!Cessons la démystification, et savourons!


Olivia Ruiz - la femme chocolat.
par charlimagine publié dans : radio miroir
Jeudi 28 décembre 2006
Apprendre la jungle urbaine
Partie II
 
Bordeaux, une ville à vivre
 
 
 
J’ai vécu la ville comme une expérience : Loin de tous repères, j’ai du m’adapter : Aux couleurs ternes et grises, aux odeurs âpres et suffocantes, aux espaces étriqués de rues longilignes…Tout ce que je ré pulsais et que jusque là j’avais su éviter.
 
 
Pourtant, la ville, Bordeaux, la grande renaissante, aussi froide et inquiétante qu’elle me paraissait a su me séduire :
-          Ses rues animées  où l’on peut flâner de boutique en boutique…En évitant le raz de marée humain du samedi après-midi
 
Incontournable rue Sainte Catherine, 1,5km de rue commerçante pietonne joignant la place de la Victoire, siège des étudiants à cours de l’Intendance, haut lieu de mondanité, les boutiques se succèdent…Les prix croissants plus on s’approche de l’Opéra ! Glissant, le récent dallage de la rue, doit être sablé à la moindre pluie pour éviter à ces gentes dames de ne pas tomber sur leur séant du haut de leurs talons !
 
-          Ses ruelles intimes, elles regorgent d’escarcelles d’artisans, artistes, créateurs
 
Coup de cœur pour la boutique « Jolie môme », rue du Pas Saint Georges
« L’antre du dragon », rue du loup pour y trouver Comics & mangas et surtout scenarii de jeu de rôles
« Couleurs du temps » riche papeterie-carterie, encore rue du loup !
 
 
-          Ses petits restaurants de saveurs du monde, en concepts originaux sans pour autant vider sa bourse pour se remplir la panse !
 
Chez Auguste, bar de la Victoire...où ma soeur et moi échouions souvent lors de notre 1ère année bordelaise
 
Quelques adresses
 « Cassolette café », cuisine familiale, budget raisonnable…On coche ses plats sur une fiche et on nous les sert sur une truelle de maçon dans des cassolettes de terre cuite : Entre amis ou entre collègues, une pause sympathique !
« Chez les ploucs 1&2 », décor vieille ferme, paille au sol, nappe à carreaux, service en bleu de travail…en plein cœur de Bordeaux !
« Le Bodega », bar à tapas…Il ne faut pas y aller en ayant une grosse faim mais quelle ambiance ! salsa et mambo au rendez-vous.
« Pub Dick Turpin’s » une petite ambiance british dans ce coin du sud ouest : Bières et cidre pression, frites au vinaigre et jeu de fléchettes : On s’y croirait !
« L’escorial » 31 rue des augustins, menu tapas fort copieux, paella généreuse
 
-          Son architecture riche, son climat doux, l’immense esplanade des Quinconces offrant une perspective salvatrice sur la Garonne.
 
 rayon de soleil et pluie réunis sur une même photo résume bien le climat de la ville
Le croiseur Colbert, retraité de la marine offre pour les touristes une longue visite à son bord
 
Le pont de Pierre offre désormais une vue magnifique sur la Bourse maritime...qu'un miroir d'eau reflète depuis cette année!
 
 Fontaine richement sculptée place des quinconces
 
Théâtre de Guignol, pause buccolique dans le jardin botanique
 
Vivre en ville, c’est faire l’expérience de la frénésie du shopping, l’insouciance des soirées étudiantes, l’accès facile au théâtre et aux cinémas…Un art de vivre palpitant que les murs d’un 36 m2 doivent inexorablement contenir …Les piaillements des mésanges et autres pinsons me manquaient, j’entendais juste le roucoulement des pigeons gras et indolents…Le soleil avait déjà disparu derrière les toits tandis qu’aujourd’hui, je le vois étreindre les champs embrassant la nuit d’un dernier bain de lumière.
 
 

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