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De l'air

Musique!


 
Lundi 23 avril 2007
Avoir le vert solidaire?

Hier, je me suis sentie fébrile

Voici mon cœur qui vacille…

J’ai besoin de réfléchir

Ici, tout va de travers

Besoin de savoir l’avenir…

Dois-je me mettre au vert ?

 
Sur tous les versants
L’écho des voix s’épargne

Tout au profit de la gagne

Si au sommet de la montagne

Les véreux se castagnent

J’vais avoir le vert sang

 
Tout chez moi s’effrite

Il va falloir que je m’abrite

Au bord du gouffre, je souffre

Vertige des sondages
Verdict du suffrage…
 
Deux semaines d’incubation
Savoir si j’ai  le vert solidaire
Deux semaines de questions

Pour qu’à la vertitude j’adhère.


J’ai besoin de réfléchir

Ici, tout va de travers

Besoin de savoir l’avenir…

Dois-je me mettre au vert ?

par charlimagine publié dans : Charlidées
Vendredi 30 mars 2007

DROIT A LA DIFFERENCE?

Rentrée en formation d’éducateur spécialisé, je me conforme à la politique sociale du moment .

Un mot d’ordre : L’autonomie pour la personne adulte handicapé. A grand renfort d’artifice médiatique, tout le monde est prêt à accueillir en son sein ses hôtes « autres » : ni juifs, ni musulmans, ni blancs, ni noirs : différents, comme si déjà avant d’être un être de culture, ils étaient des êtres à part. Apparaître partout ou à paraître? A voir…

 

Le jargon institutionnalisé s’évertue à faire entrer dans le discours de la société :

 l’insertion par le logement
 la valorisation par le travail
 la reconnaissance par les arts.
 

Débats d’idées, foutaises intellectuelles qui prétendent redonner à l’adulte déficient une place honorable dans le paysage des cités, pour faire taire la différence, la fondre dans le décors de la société…Tant que tout ceci reste au stade, aussi stérile que possible, du concept.

 

D’accepter sur le papier à concrétiser dans la réalité, il existe un seuil de formalités : L’intellectuel mécène devient ingénieur d’étude de faisabilités puis missionnaires d’ONG : Officiellement Non Gérable.
Le travailleur social, commercial de l’impossible, brasse les paradoxes : culture de l’autonomie « surveillée ». La personne handicapée peut évoluer dans une aire sociale acceptable :
 Celle où l’on pourrait la voir aller et venir librement,celle où elle prend des initiatives consenties, celle où elle explore un terrain préalablement défraîchi, celle où elle pourrait se croire « comme tout le monde », celle où l’on veut bien la voir « comme tout le monde », celle d’un monde idéalisé pour « elle ». Mais surtout que personne n’aie à pâtir de ce qu'elle est : De  sa logorhée exacerbée, de sa familiarité déconcertante, de ses allusions illusoires, de ses délires qui font fuir.

La société est-elle prête à accepter la personne handicapée…oui…MAIS…Oui, si elle est comme tout le monde (ne l’est-elle pas ? n’est-elle pas être à part entière avant d’être un être à part ?) mais voilà…La personne handicapée n’est justement pas comme tout le monde…

 Je crois qu’une des limites au débat social sur l’autonomie des personnes handicapées tient dans le manque de prise en compte de la différence.

De la personne déficiente, nul ne remet en doute son droit à la vie, son droit au logement, son droit au travail, son droit à l’épanouissement personnel…Mais finalement qui lui reconnaît son droit à être « handicapé » son droit d’être différent :L’acceptation de ne pas être ce que la normalisation aurait voulu qu’elle soit…

La tolérance voudrait que l’on parle de la personne déficiente  sans la gêne de lui « avouer son handicap », de l’accepter pour ce qu’elle est et non ce que l’on voudrait qu’elle soit. Bien loin de moi de vouloir la  stigmatiser   dans un pantomime d’humanité, j’aspire juste à ce qu’on l’identifie avec toute l’authenticité de sa personnalité,toute la valeur de son existence qui font le deuil de sa « normalité ».

 C’est dans la reconnaissance de cette différence que la personne handicapée pourra imposer son statut d’individu propre et reconnu.

 
par charlimagine publié dans : radio miroir
Dimanche 11 mars 2007

Dans la famille

" Parfum d'Asie"

je demande:

Des films & séries :
Le cinéma asiatique opère une magie tant il se montre riche de couleurs, de poésie, de drame. Sans excès, il ne tombe pas dans le grandiose du cinéma hollywoodien, il n'abuse pas d'effets spéciaux, il raconte des histoires, souvent tragiques avec justesse, finesse et tout l'onirisme que l'on doit reconnaître à l'imaginaire asiatique.
The lovers - film de Tsui Hark (Hong- Kong), 1994.

Tout est sublime dans ce film. Une histoire simple d'un amour impossible. On rit, on pleure. On admire. Une perle cinématographique. Du grand art.



Une balle dans la tête - de John Woo (1990)

3 amis, une musique joyeuse, un jour de printemps 1967...un semblant de bonheur, un parfum d'insouciance. Le spectateur ne comprend pas très bien où cette belle histoire va lemener tant les clichés "kistch" et niais se cumulent au  début de  ce film...A vrai dire, il vaut mieux en profiter ...Toute la suite est une descente aux enfers pour les 3 amis sur fond de guerre du Vietnam.
John Woo signe là son film le plus engagé, sans doute sa plus grande réussite.



Hero -  de Zhang Yimou (2003)

La chine est divisée en 7 royaumes. Le Qin est le plus virulent d'entre eux. Son roi cherche a annexé les différents royaumes et ainsi devenir le premier empereur.
Les royaumes voisins décidés à ne pas se laisser soumettre embauchent les  3 plus grands assassins. 
Le roi du Qin promet fortune à quiconque les éliminerai. Un beau jour , "sans nom" se présente, ayant en sa possession les armes des  assassins défunts.
Combats majestueux, poésie, couleurs chatoyantes ne sont que quelques unes des nombreuses qualités de ce film asiatique récent emprunt d'un grand sens de l'honneur.


Gilgamesh - manga (série)

Kiyoko et Tatsuya Madoka sont les enfants du célèbre chercheur, le Dr Madoka responsable de la catastrophe du "twin X" (X X: 10 octobre)  qui a provoqué le ciel miroir. Victimes de leur ascendance, ils se retrouvent au coeur d'une guerre  qui opposent les gilgamesh  aux enfants dotés de pouvoirs qu'une baronne fortunée protège.
Les tons "sépia" peuvent en répulser plus d'un. Mais cette ambiance à la "Sin city" colle bien au scénario violent et néanmoins feutré ( rappelez-vous Blade Runner...). Il faut certes un peu de patience pour avoir une vue d'ensemble de l'histoire et repérer tous les protagonistes, mais quel résultat! Le tout servi par un générique que j'adore! Crazy 4 U (Koda Yumi).

Des livres:

Série de livres de peintures originales...qui apprennent à découvrir notre pays à travers les pinceaux d'un chinois: Du choix des thèmes à la technique artistique, on redécouvre des paysages que l'on aurait cru familier.

"Le voyage d'un peintre chinois en Bretagne" de He Yifu.

Existe aussi
 
"Le voyage d'un peintre chinois à Paris"
"Le voyage d'un peintre chinois en Normandie".








Et en faisant une recherche sur Internet, j'ai découvert qu'un peintre breton avait quant à lui été inspiré par ses recherches au Japon. Au début du XXe siecle, en plein essor du japonisme et de l'art nouveau,Mathurin Maheut peint la faune et la flore répondant aux exigences décoratives d'Eugène Grasset. Le succès de son exposition au musée des Arts décoratifs lui permettra de bénéficier de la bourse "Autour du monde" accordée par le mécène Ambert Kahn. C'est ainsi qu'il ira jusqu'au pays du soleil levant, où son oeuvre évoluera.
C'est grâce au travail d'investigations de deux de ses arrières petites filles que l'on peut aujourd'hui découvrir son oeuvre dans le livre "Voyage d'un artiste breton au Japon"  (édition Ouest France).


Dimanche 25 février 2007

Se jouer des mots, se laisser aller à l'écriture contre toutes formes de raisons, d'objectivité, peut parfois donner des résultats surprenant...


Je m'amusais à constater que M  (aime)et N  (haine)se cotoyaient en plein milieu de l'alphabet. Dichotomie manichéenne du hasard des lettres qui prennent un sens...Du coup, je tente de trouver des lettres-mots comme Idée: I-D , cassé: K-C, achever: H-E-V

Des tas de mots apparaissent, sans vraiment de sens entre eux...Pourtant j'ai poussé le vice jusqu'à produire un texte... violent et dur: Destin d'une inspiration hasardeuse.

  
Satyre d'alphabet


Au milieu de l’allée
Deux maisons mitoyennes
Se partageaient le numéro 13.
 
Les deux maisons étaient occupées
Dans la première a vécu un abbé
Dans la seconde une femme et son bébé
 

Lui qui n’avait obéi qu’à Dieu

N’avait pourtant d’yeux

Que pour elle.
 
Il ne voulait pas qu’elle apprenne

Quelle âpre haine !

Qu’elle apprenne
Qu’il l’aime.
 
Lassé de son cas décadent
L’abbé végétait, cuvait
Pour défaire et casser
L’insolence de ses sentiments
 
 

Lui qui n’avait obéi qu’à Dieu

N’avait pourtant d’yeux

Que pour elle.
 
Il ne voudrait pas qu’elle apprenne

Quelle âpre haine !

Qu’elle apprenne
Qu’il l’aime.
Abaisser à ses viles idées
Jamais il ne pourrait
S’envoyer en l’air
Ou monter là haut 
Les portes de l’enfer
S’ouvriront bientôt
 

Lui qui n’avait obéi qu’à Dieu

N’avait pourtant d’yeux

Que pour elle.
 
Il aurait voulu qu’elle apprenne

Quelle âpre haine !

Qu’elle apprenne
Qu’il l’aime.
 
 
Un soir complètement pété,
Happé par une eau bénite
Il a choisi la fuite
Il a décidé de décéder.
 
Par lâcheté, il a acheté
Son salut
Bien eu
D’avoir la haine
De n’avoir pu lui dire
Je t’aime.

par charlimagine publié dans : radio miroir
Mercredi 14 février 2007
Ce n'est pas si facile ...

Dans notre société, le diktat de la mode s'impose...avec le florilège de complexes qu'engendre les magazines! Dans ce monde d'apparences, n'est-on plus femme quand on a trop peu de formes ici ou trop de chair là?

La féminité, c'est quand une femme arrive à oublier ses complexes, et assume son corps de femme...C'est donc ça être une femme libérée...Et en effet, ce n'est pas si facile!

Alors parfois pour exorciser ces maudits complexes, je fais parler le papier. J'habille et je deshabille ma mannequin virtuelle à coup de gomme et de crayons.
    Et puis au moins, si elle, elle n'est pas parfaite,  je peux la mettre en boule et la congédier au fond de la poubelle.
    Et si elle me gonfle, je peux lui percer ses implants d'un coup de gomme
    Et si son profil de Vénus m'exaspère, je peux lui faire pendre des poils du nez d'un effleurement de criterium.

Bon, d'accord, je me sers aussi des crayons pour faire des essais de lingerie...que je n'oserai pas!



































Aussi faire des deshabillés, c'est l'occasion de travailler les "nus" ...avec les jeux d'ombres, si chère à la craie...

Ici, une craie présentée dans le post "pleins les doigts", devant en sous vêtements noirs...

Voici l'écho: le dos en lingerie blanche...

Aussi, voici une craie  qui comporte beaucoup d'erreurs de proportions et des incohérences de volumes...J'ai cherché à rendre ce dessin visible dans deux sens...

Vue comme "aspirée en arrière"...
Vue comme "sur le dos, un pied en appui, tête et bras partant en arrière, dans le vide"

Le résultat escompté  n'est pas flagrant ;-(

Le texte qui entoure le dessin:
Si je m'envole, si je m'envole,
je perds le contrôle
...de mes sens

Si je m'échappe, si je m'échappe
il faut que tu me rattrapes
...au vol

Et si je plane, et si je plane,
laisse-moi glisser
...pour l'éternité.

Pour conclure, un dessin pour toutes celles qui ont eu la chance de mettre un enfant au monde...Tout simplement femme.







 

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