Et puis si tout n'était pas si compliqué...
Le SI-ngle chante sur les ondes de notre cerveau avec entêtement...
Sans cesse, on trouve le moyen de nous empêcher de voir nos rêves se réaliser. La réalité n'en a-t-elle pas assez de nous rappeler à l'ordre? De nous rappeler qu'ici bas, point de place pour les illusions. Argent, boulot, famille, santé...l'horoscope de nos rêves s'est empêtré dans un nid de mauvaises étoiles!
Nos rêves seraient-ils donc des illusions, les hologrammes d'un avenir qu'on ne pourrait atteindre?
Mais, revenons un instant sur ce qui rend nos rêves si beaux, si doux, si..."parfaits"!
Ah dans notre tête, les idées pullulent, coppulent, s'accouplent dans l'extase de notre inspiration. Les fondations d'un rêve se batissent sur les terres fertiles de notre imagination... Sans frontière, sans limite, rien ne pourra arrêter l'inéxorable expansion de ce que l'on voudrait. Nous faisons de nos rêves une surenchère du désir... Dans nos rêves, tout est accessible! Enfin, tout ce qu'on est capable d'imaginer.
Pourquoi alors ne sommes-nous donc pas capable de freiner nos rêves? Pourquoi les poussons-nous jusqu'aux confins de l'impossible? Finalement, voulons-nous vraiment voir nos rêves se réaliser?
Nos rêves semblent atteindre le paroxysme de ce que l'on pourrait attendre de la vie. Ils sont la conclusion idéale de notre destin. L'aboutissement de tout les efforts d'une vie. En les voyant se concrétiser n'aurions nous pas peur de stériliser notre âme, de la vider de son sens et ainsi d'approcher du seuil de l'au-delà?
N'aurait-on pas peur de rester béat dans notre bonheur tant chéri? N'y aurait-il donc plus rien à imaginer au bout de nos rêves?
En effet, on passe notre temps à trouver mille excuses pour ne pas voir notre rêve s'échapper dans la réalité. On trouve toujours prétexte pour le garder bien au chaud dans notre tête. Ah bien sûr, on ne veut pas l'admettre...Ce seront toujours les "autres" les facteurs limitants: l'argent, le temps, les aléas...Notre mauvaise foi fait de nos rêves des chimères qui nous irritent, nous mycosent...Ils deviennent une raison de vivre, une raison d'être.
Dans ce grand paradoxe, on trouve sens à la vie dans les efforts quotidiens que l'on fait pour voir notre rêve s'exocer...Rien n'est aussi idéal et parfait que ce qu'on a imaginé. L'image subliminale de notre rêve s'humanise dans la réalité, elle perd en perfection et gagne en charisme...Notre rêve affronte ceux des autres, ensembles, ils traitent et ils pactisent.
On connecte notre rêve à l'imagination des autres, et se crée un réseau d'idées qui pullulent, coppulent et s'accouplent jusqu'aux confins du POSSIBLE.
Nos rêves se réalisent quand on veut bien reconnaître leurs limites, ils n'ont de sens que dans la route qui conduisent à leur aboutissement. Les rêves ne sont pas faits pour être exocés du jour au lendemain, ils méritent d'être confrontés à nos motivations et celles des autres.



