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De l'air

Musique!


 
Jeudi 24 janvier 2008


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Dis-moi ce que tu achètes, je te dirai qui tu es...
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Les français se plaignent d'un pouvoir d'achat en berne, ils n'en restent pas moins des consommateurs...consommateurs frustrés...consommateurs en mal d'achat.
Les incitations à dépenser s'immiscent dans notre quotidien: Télévision, radio, magazine, boites de céréales, couvercles de conserves, boite mail: rien n'est laissé au hasard:  nos sens doivent constamment rester excités,  réclamant leur dose publicitaire.



Même si on s'en défend,  la publicité conditionne pourtant notre façon de consommer. Reine du prêt à dépenser, elle excelle dans l'art de rendre indispensable un besoin que l'on n'éprouvait pas auparavant...Elle prétend répondre à une demande du consommateur...avant même que celui-ci n'ai eu le temps de la conscientiser. Peut-on échapper au système...Pas sur...A moins de vivre en hermitte dans le fin fond de l'Afghanistan...Et encore, là bas, la paix se monnaie en airbus et en centrale nucléaire...

    Pour ceux qui se croient encore libre de dépenser, n'avez vous point de téléphone portable, d'ordinateur? N'écoutez-vous donc pas des mp3? N'avez donc jamais céder à la tentation des petites boites jaunes...juste pour essayer? Ne vous êtes vous pas laissés tenter par les crédits à la consommation? Et qui n'a pas sa carte de fidélité de grande ou moyenne surface?
   ( Fidéliser...quelle belle mascarade publicitaire! On nous vend des économies pour nous faire dépenser...Toujours plus! )

La société de consommation est devenue une société de consommateurs, exigeants, avides d'innovation, de besoins qui ne demandent qu'à etre anticipés... Sommes-nous des victimes du système économique, pris au piège d'un harcellement médiatique? Certainement, il n'y a qu'à regarder les spots publicitaires diffusés aux différents moments de la journée...Ils varient bel et bien en fonction  de la catégorie de téléspectateurs devant son écran à ce moment là.
Mais finalement, sommes-nous prêts à ne plus consommer? Ne sommes-nous pas des acheteurs compulsifs, addictifs? Ne nous complaisons-nous pas dans cette demande incessante d'acheter, de posséder, d'exister parce que nous avons ou voudrions avoir avant de vivre  pour ce que nous sommes? Comme si la demande toujours pressante, nous maintenait dans une dynamique de frustration à combler pour ne pas penser à notre mal être?


Je ne suis pas une anti pub...Au contraire, j'en trouve certaines très esthétiques, d'autres drôles ou émouvantes...beaucoup sont certes affligeantes. Témoin  d'une société en mouvement, la publicité ne laisse personne indifférent.
Tel le titre de Loly Clerc et Romain Gubert, je résumerai en une phrase " Je dépense donc je suis"


Si quelques publivores subsistent, retrouvons-nous derrière nos écrans sur direct 8 le vendredi soir pour regarder l'émission "La pub et le beau temps"...rare émission traitant de ce thème ...Mon homme vient de m'envoyer ce lien...Culture Pub exisite toujours sur la toile...Ouf! Culture Pub - le site

Anecdote: la semaine dernière, en zappant, je suis tombée au moment des pubs entre deux séries américaines: 3 annonces à la suite pour des voitures (de la même marque) allant du petit "space wagon" (on ne dit plus "break") à la grande berline...La suite proposait
une assurance...Puis un groupe de crédits à la consommation... Voilà notre  bon père de famille (et sa ménagère) .sollicité d'acheter une voiture plus sûre, moins polluante... Et en plus on lui fournit déjà un moyen de l'assurer et même de la financer...Ironie ou pas...la dernière pub vendait de la chance, avec un jeu à gratter de la française des jeux...

Dans la publicite
envoyé par yom_
Vendredi 11 janvier 2008
 
Les fêtes viennent de se clore...Bienvenue à la nouvelle année. Mais avant, quelques jours durant, Janvier doit porter le deuil  dans les villes où l'on a  fait des  trottoirs le cimetierre des géants verts.
 
Hommage à un géant

Roi
des villes,
 Roi des chaumières
 

Près d’un an qu’on attend

Les  premiers jours de l’hiver

Pour te vêtir d’or ou d’argent

Entre donc, Comme tu es fier !

 

Ta venue a exigé des aménagements,

On a dépoussiéré, fait un peu de rangement

Une plante dans l’entrée, une lampe déplacée

 Pour pouvoir t’installer      près de la cheminée.
 

D’une étoile sur la tête        On te sacre roi de la fête

 Toi qui brille dans la nuit          Soit notre maitre de cérémonie

Les pieds baignés de présents               Tu trônes silencieusement

Sous le regard figé du bœuf et de Marie   Déjà s’organise le pillage des offrandes

Dans une cohorte de rires et de cri                 L’assaut est lancé par la marmaille en bande

 

Ton règne s’achève dans un bain de cents papiers Pas de bienveillance pour l’invité d’honneur

De douleur, tu pleures tes aiguilles sur le parquet    Plante et lampe replacées, Rejoins donc l’extérieur.

 

Fier géant vert tu meurs,

Nu de ton habit
 De lumière
Tu dis au revoir
 À la terre
Sur le seuil froid de ta demeure
Mercredi 2 janvier 2008
 
 
Ces boîtes pleines de souvenirs
 
 
Préambule
 

            Phil court toujours, à la bourre, à contre courant, le souffle court, il collecte les contre temps. Prenez garde à vous quand Phil file à ses rendez-vous, il renverse les filles comme des quilles, il s'affole dans la foule, gesticule et bouscule acculé dans ses pensées au rythme de ses pas pressés. Il cavale, il dévale, il s'emballe pour arriver le teint pâle à sa destination finale. Pour justifier ses retards répétés, au hasard du contexte il prétexte des déboires de réveil qui sommeille et son auto accroc aux narcos, ses voisins fidèles comme des chiens galeux qui vous tiennent la jambe ou vous réprimandent pour vos poubelles trop pleines. Phil se défile dès qu'il doit suivre le fil de sa vie…Fini métro, boulot, dodo, aujourd'hui, bistrot, goulot, rototo. Ah si seulement j'avais pu prévoir ces contre temps se lamente Phil…Ah si seulement je pouvais savoir ce qui m'attend…

 
 
 
 
 
Partie 1
 
 
 

            Absorbé dans ses pensées ou imbibé d'alcool, Phil n'avait pas vu qu'une femme s'était glissée dans son appartement, elle se tenait face à lui, tenant contre elle une boite ronde qu'un joli nœud doré venait sceller. Phil sursauta en découvrant cette présence féminine, il eut beau se frotter les yeux, la femme resta là, un sourire figé sur son visage angélique. Il feint d'ignorer cette apparition en s'emmitouflant dans le plaid élimé du sofa. Recroquevillé, le nez dans les coussins, il finit par sombrer dans un sommeil tourmenté…En se tournant pour la énième fois, Phil s'écroula au sol. Cherchant à tâtons à se redresser, l'halogène du salon s'alluma baignant la pièce d'une douce lueur. Phil se crispa, dos collé au siège du sofa, il tenait ses genoux, l'air hagard…Quelqu'un est entré…Un cambrioleur…Non non impossible…il n'allumerait pas de lumière …La femme de ménage…trop tôt…Une ex? Laquelle? 

 

    Tandis que Phil peinait à reconstituer la liste de ses aventures d'un soir ou à peine plus, des pas discrets s'approchèrent. Phil ne bougeait plus, les lèvres serrées, se mordant l'intérieur des joues pour se retenir d'appeler à l'aide, il ne pouvait contrôler les tremblements de ses mains qu'il serrait pourtant fermement l'une contre l'autre. Une silhouette longiligne apparut de derrière le canapé, une femme…Une belle femme. La femme que Phil avait cru voir la veille. Là, il ne s'agissait pas d'une hallucination, ses dents s'étaient resserrées fermement sur les muqueuses de ses joues lui arrachant une grimace de douleur. Il aurait voulu lui demander qui elle était, ce qu'elle faisait là, mais il resta là, assis au sol, à la dévisager. Elle affichait toujours ce sourire parfait illuminant ses traits fins. Aucun signe de gêne ou d'angoisse n'émanait d'elle, comme si la situation lui semblait tout à fait naturelle. Phil n'éprouvait pas la même sérénité. La situation l'embarrassait, inquiétude, surprise et curiosité défilaient dans sa tête. La femme vint s'asseoir sur la table basse du salon faisant face à Phil. Il put découvrir son visage délicat, bien qu'elle n'eût aucunes rides, il fut incapable d'estimer l'âge qu'elle pouvait avoir. Ses cheveux étaient attachés en un chignon soigné, seules deux mèches auburn encadraient son visage. Phil eut la désagréable sensation d'avoir déjà vécu cette scène. La femme posa la boite ronde au nœud doré à coté d'elle, avant de dire: 

 

- Enfin, réveillé? Je t'ai apporté une nouvelle boîte…Ne manges pas tout ce soir. Il ne faudrait pas en abuser. C'est déjà la quatrième que je t'apporte. 

 

    Phil se leva alors, prit la boîte avec précaution dans un soupir de soulagement. Il tira sur le ruban doré qui coulissa pour libérer les boucles du nœud. Il souleva le couvercle et d'un regard gourmand, il se délecta de l'arc en ciel coloré que formaient les macarons, déposés en spirale à l'intérieur de la boite, sur un papier blanc, satiné. 

 
    Phil eût à peine le temps de remercier la femme que déjà elle avait disparu. « Je dois bien la connaître…C’est obligé. Alors qui est donc cette femme qui savait que j’attendais impatiemment ces macarons aux couleurs de l'arc en ciel, rangés en spirale, dans une boite ronde scellée par un nœud doré? » S’interrogea longuement Phil s’efforçant de mettre un nom sur ce visage tout en regardant, béat la boîte ouverte. Il finit par tendre main à l’intérieur, l’index passant indécis d’un macaron à l’autre, il finit par choisir le bleu ciel.      

 

par charlimagine publié dans : Charlidées
Mercredi 12 décembre 2007
Après plusieurs mois d'hésitation, je décide de publier ce texte.



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Des mains
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Des mains qui caressent
Des mains qui te blessent
Des mains pour ton désir
Des mains qui font souffrir
 
Des mains qui dévalent
Ton corps qui s’emballe
Elles glissent,
 S’immiscent
Entre tes cuisses
Décidément, rien ne les arrête
Pas même le non de ta tête
Regard condescendant
A ce con descendant
Vers ta vallée de charme
Qui t’arrache des larmes
 
Des mains tenaces
Tiennent à ouvrir
Ta boîte à désir
Des mains perspicaces
Veulent braquer
Ton coffre à jouir
 
Dès maintenant
Tu veux t’enfuir
De ces mains tenant
A t’offrir du plaisir
 
Ton corps repousse
Ces mains trop douces
Le ravisseur repart bredouille
Tes yeux las s’embrouillent.
 
Dans un soupir
Les mains s’effacent
Enfin tu respires
Aucune trace
Reste le souvenir.

main-droite.jpg
par charlimagine publié dans : radio miroir
Jeudi 15 novembre 2007

Texte inspiré d'une expérience humaine émouvante: celle de la rencontre du public...Le 13 juin 2007, le théâtre du lendemain  à Etrépagny présentait ses travaux d'élèves, fruit de mardi soir de travail et de fou rire depuis plusieurs mois. Un voyage au bout de moi même pour s'abandonner aux spectateurs, cette représentation m'a boulversée par la densité d'émotions qu'elle m'a fait vivre...J'en retiens essentiellement une chose: Une impatiente envie de recommencer.
   

Merci à toi...
 

Voyage d'un soir

Aventure d'une heure
Toi dans le noir
Moi dans la peur

Je joue pour toi
d'audace et de fantaisie
Surtout n'hésites pas
à faire éclater ici
tes larmes ou ta joie




































C'est l'expérience d'un abandon

De n'être plus tout à fait soi
C'est  la quête d'une douce fusion
Prends du plaisir, fais-le pour moi

De tes émotions je m'enivre
Je donne sans compromis
l'énergie pour te faire vivre
cette histoire qui se finit.
Dernier souffle d'une union libre.

Voilà on se sépare
Histoire sans lendemain
Voyage d'un soir
Battent nos mains
En guise d'au revoir




Merci à toi public
D'être venu
Merci à toi public
D'avoir vu
Cette pièce unique*
Humble Salut.


* En effet, nous avons fait une unique représentation de " Brèves de gare", adaptation de la pièce " Les pas perdus" de Denise Bonal.

 

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