Dis-moi ce que tu achètes, je te dirai qui tu es...
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Les français se plaignent d'un pouvoir d'achat en berne, ils n'en restent pas moins des consommateurs...consommateurs frustrés...consommateurs en mal d'achat.
Les incitations à dépenser s'immiscent dans notre quotidien: Télévision, radio, magazine, boites de céréales, couvercles de conserves, boite mail: rien n'est laissé au hasard: nos sens doivent constamment rester excités, réclamant leur dose publicitaire.
Même si on s'en défend, la publicité conditionne pourtant notre façon de consommer. Reine du prêt à dépenser, elle excelle dans l'art de rendre indispensable un besoin que l'on n'éprouvait pas auparavant...Elle prétend répondre à une demande du consommateur...avant même que celui-ci n'ai eu le temps de la conscientiser. Peut-on échapper au système...Pas sur...A moins de vivre en hermitte dans le fin fond de l'Afghanistan...Et encore, là bas, la paix se monnaie en airbus et en centrale nucléaire...
Pour ceux qui se croient encore libre de dépenser, n'avez vous point de téléphone portable, d'ordinateur? N'écoutez-vous donc pas des mp3? N'avez donc jamais céder à la tentation des petites boites jaunes...juste pour essayer? Ne vous êtes vous pas laissés tenter par les crédits à la consommation? Et qui n'a pas sa carte de fidélité de grande ou moyenne surface?
( Fidéliser...quelle belle mascarade publicitaire! On nous vend des économies pour nous faire dépenser...Toujours plus! )
La société de consommation est devenue une société de consommateurs, exigeants, avides d'innovation, de besoins qui ne demandent qu'à etre anticipés... Sommes-nous des victimes du système économique, pris au piège d'un harcellement médiatique? Certainement, il n'y a qu'à regarder les spots publicitaires diffusés aux différents moments de la journée...Ils varient bel et bien en fonction de la catégorie de téléspectateurs devant son écran à ce moment là.
Mais finalement, sommes-nous prêts à ne plus consommer? Ne sommes-nous pas des acheteurs compulsifs, addictifs? Ne nous complaisons-nous pas dans cette demande incessante d'acheter, de posséder, d'exister parce que nous avons ou voudrions avoir avant de vivre pour ce que nous sommes? Comme si la demande toujours pressante, nous maintenait dans une dynamique de frustration à combler pour ne pas penser à notre mal être?
Je ne suis pas une anti pub...Au contraire, j'en trouve certaines très esthétiques, d'autres drôles ou émouvantes...beaucoup sont certes affligeantes. Témoin d'une société en mouvement, la publicité ne laisse personne indifférent.
Tel le titre de Loly Clerc et Romain Gubert, je résumerai en une phrase " Je dépense donc je suis"
Si quelques publivores subsistent, retrouvons-nous derrière nos écrans sur direct 8 le vendredi soir pour regarder l'émission "La pub et le beau temps"...rare émission traitant de ce thème ...Mon homme vient de m'envoyer ce lien...Culture Pub exisite toujours sur la toile...Ouf! Culture Pub - le site
Anecdote: la semaine dernière, en zappant, je suis tombée au moment des pubs entre deux séries américaines: 3 annonces à la suite pour des voitures (de la même marque) allant du petit "space wagon" (on ne dit plus "break") à la grande berline...La suite proposait
une assurance...Puis un groupe de crédits à la consommation... Voilà notre bon père de famille (et sa ménagère) .sollicité d'acheter une voiture plus sûre, moins polluante... Et en plus on lui fournit déjà un moyen de l'assurer et même de la financer...Ironie ou pas...la dernière pub vendait de la chance, avec un jeu à gratter de la française des jeux...
Les fêtes viennent de se clore...Bienvenue à la nouvelle année. Mais avant, quelques jours durant, Janvier doit porter le deuil dans les villes où l'on a fait des trottoirs le cimetierre des géants verts.
Près d’un an qu’on attend
Pour te vêtir d’or ou d’argent
Entre donc, Comme tu es fier !
Ta venue a exigé des aménagements,
On a dépoussiéré, fait un peu de rangement
Une plante dans l’entrée, une lampe déplacée
D’une étoile sur la tête On te sacre roi de la fête
Les pieds baignés de présents Tu trônes silencieusement
Sous le regard figé du bœuf et de Marie Déjà s’organise le pillage des offrandes
Dans une cohorte de rires et de cri L’assaut est lancé par la marmaille en bande
Ton règne s’achève dans un bain de cents papiers Pas de bienveillance pour l’invité d’honneur
De douleur, tu pleures tes aiguilles sur le parquet Plante et lampe replacées, Rejoins donc l’extérieur.
Fier géant vert tu meurs,
Sur le seuil froid de ta demeure
Phil court toujours, à la bourre, à contre courant, le souffle court, il collecte les contre temps. Prenez garde à vous quand Phil file à ses rendez-vous, il renverse les filles comme des quilles, il s'affole dans la foule, gesticule et bouscule acculé dans ses pensées au rythme de ses pas pressés. Il cavale, il dévale, il s'emballe pour arriver le teint pâle à sa destination finale. Pour justifier ses retards répétés, au hasard du contexte il prétexte des déboires de réveil qui sommeille et son auto accroc aux narcos, ses voisins fidèles comme des chiens galeux qui vous tiennent la jambe ou vous réprimandent pour vos poubelles trop pleines. Phil se défile dès qu'il doit suivre le fil de sa vie…Fini métro, boulot, dodo, aujourd'hui, bistrot, goulot, rototo. Ah si seulement j'avais pu prévoir ces contre temps se lamente Phil…Ah si seulement je pouvais savoir ce qui m'attend…
Absorbé dans ses pensées ou imbibé d'alcool, Phil n'avait pas vu qu'une femme s'était glissée dans son appartement, elle se tenait face à lui, tenant contre elle une boite ronde qu'un joli nœud doré venait sceller. Phil sursauta en découvrant cette présence féminine, il eut beau se frotter les yeux, la femme resta là, un sourire figé sur son visage angélique. Il feint d'ignorer cette apparition en s'emmitouflant dans le plaid élimé du sofa. Recroquevillé, le nez dans les coussins, il finit par sombrer dans un sommeil tourmenté…En se tournant pour la énième fois, Phil s'écroula au sol. Cherchant à tâtons à se redresser, l'halogène du salon s'alluma baignant la pièce d'une douce lueur. Phil se crispa, dos collé au siège du sofa, il tenait ses genoux, l'air hagard…Quelqu'un est entré…Un cambrioleur…Non non impossible…il n'allumerait pas de lumière …La femme de ménage…trop tôt…Une ex? Laquelle?
Tandis que Phil peinait à reconstituer la liste de ses aventures d'un soir ou à peine plus, des pas discrets s'approchèrent. Phil ne bougeait plus, les lèvres serrées, se mordant l'intérieur des joues pour se retenir d'appeler à l'aide, il ne pouvait contrôler les tremblements de ses mains qu'il serrait pourtant fermement l'une contre l'autre. Une silhouette longiligne apparut de derrière le canapé, une femme…Une belle femme. La femme que Phil avait cru voir la veille. Là, il ne s'agissait pas d'une hallucination, ses dents s'étaient resserrées fermement sur les muqueuses de ses joues lui arrachant une grimace de douleur. Il aurait voulu lui demander qui elle était, ce qu'elle faisait là, mais il resta là, assis au sol, à la dévisager. Elle affichait toujours ce sourire parfait illuminant ses traits fins. Aucun signe de gêne ou d'angoisse n'émanait d'elle, comme si la situation lui semblait tout à fait naturelle. Phil n'éprouvait pas la même sérénité. La situation l'embarrassait, inquiétude, surprise et curiosité défilaient dans sa tête. La femme vint s'asseoir sur la table basse du salon faisant face à Phil. Il put découvrir son visage délicat, bien qu'elle n'eût aucunes rides, il fut incapable d'estimer l'âge qu'elle pouvait avoir. Ses cheveux étaient attachés en un chignon soigné, seules deux mèches auburn encadraient son visage. Phil eut la désagréable sensation d'avoir déjà vécu cette scène. La femme posa la boite ronde au nœud doré à coté d'elle, avant de dire:
- Enfin, réveillé? Je t'ai apporté une nouvelle boîte…Ne manges pas tout ce soir. Il ne faudrait pas en abuser. C'est déjà la quatrième que je t'apporte.
Phil se leva alors, prit la boîte avec précaution dans un soupir de soulagement. Il tira sur le ruban doré qui coulissa pour libérer les boucles du nœud. Il souleva le couvercle et d'un regard gourmand, il se délecta de l'arc en ciel coloré que formaient les macarons, déposés en spirale à l'intérieur de la boite, sur un papier blanc, satiné.
Des mains
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Des mains qui caressent
Des mains qui font souffrir

Voyage d'un soir
Aventure d'une heure
Toi dans le noir
Moi dans la peur
Je joue pour toi
d'audace et de fantaisie
Surtout n'hésites pas
à faire éclater ici
tes larmes ou ta joie


C'est l'expérience d'un abandon
De n'être plus tout à fait soi
C'est la quête d'une douce fusion
Prends du plaisir, fais-le pour moi
De tes émotions je m'enivre
Je donne sans compromis
l'énergie pour te faire vivre
cette histoire qui se finit.
Dernier souffle d'une union libre.
Voilà on se sépare
Histoire sans lendemain
Voyage d'un soir
Battent nos mains
En guise d'au revoir

D'être venu
Merci à toi public
D'avoir vu
Cette pièce unique*
Humble Salut.

* En effet, nous avons fait une unique représentation de " Brèves de gare", adaptation de la pièce " Les pas perdus" de Denise Bonal.


