Brèves de prairies
Au bout de mon objectif, se vit le quotidien des chevaux, nonchalants, insouciants...la prairie somnole des heures durant.
terres de tendresse

Lieu de béatitude.

Et soudain, la prairie se réveille en sursaut, elle tonne sous les sabots,
soubresauts d'impertinence à l'envol d'un oiseau, aux soupirs des arbres grinçants,
à l' appel d'une fuite en avant...
Toujours plus loin, toujours plus vite...
"So british...ou presque"
je demande:
Life on
marsDavid Bowie - Life On Mars
( en 2 tomes )
Bien que pas très original, ce scenario est soigné. Ecrit et illustré avec humour, il permet de passer un bon moment dans le Londres victorien à suivre les péripéties de ces personnages attachants et hauts en couleurs!
Ma télé-vision
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Epile, efface
Toutes tes idées reines
Qu’elles passent à l’as…
Mises au grill des chaines
Goût télé achat des masses
Qui vante bêtise et haine
Prison piège d’audimat
Drôle de petite cervelle
Qui oscille surtout à droite
Devenue inconditionnelle
De la mise en boite
Apprend ce qu’on te répète
Sur ta télé extra plate :
Des infos des intox
Cure de paradoxes
Le Paradis ? perdu
Images sublimes, minables
Impressions déjà vu
Envie ma vie incroyable
d’un vrai con vaincu
Drôle de petite cervelle
Prends garde, on te formate
Résiste à l’appel
Même si on t’appâte
Au pied de l’échelle
Pour faire grimper l’audimat
Des vrais des faux
Des rushes de videos
La vérité ? perdu
Images superbes, posées
Suspense entendu
C’est la télé réalité
Que l’on t’a revendu
Epile, efface
Ces vérités hertziennes
Qu’elles passent à l’as…
Brises donc ces chaines
Demi-tour c’est une impasse
Plus de câble qui te retienne
A cette vie d’automate
Pour dessiner, nul doute qu'il faut trouver une source d'inspiration...une image vue, une ambiance vécue, une émotion à partager...Un dessin c'est toujours l'histoire d'un instant que l'on a hâpé un peu par hasard, une source d'antimatière qui réclame à prendre forme, une émotion dense qui déborde de l'être et se doit de continuer son chemin sur la feuille, une crue de sensationsqui cherche à s'étendre quand le corps se fait trop étroit.
L'inspiration est hélas une denrée capricieuse, plus on la cherche moins on la trouve...Elle se pointe au bout du crayon toujours quand on s'y attend le moins...Comme cette fois là, en fin de journée, je rentrais à la maison, je venais de voir Jazz...le soleil était radieux...Je m'arrête au stop, je scrute la chaussée pour traverser l'intersection mais mon regard s'attarde sur deux roulottes garées de part et d'autre de la route. je me jète sur l'appareil photo pour immortaliser la scène...

Pourtant l'alchimie ne s'est pas encore opérée...Ce n'est que le lendemain matin, en sens inverse, la plaine encore baignée de brume que l'image m'est apparue. Au stop la silhouette d'un cheval se découpe dans le brouillard, une petite fumée s'échappe de la cheminée de la roulotte. La magie opère, une histoire me trotte alors en tête.
Voici donc le dessin qui en est sorti...Il ne traduit pas exactement ce que j'ai vu. Une sensation d'inachevé...Comme suspendu au temps...Ni de lieu, ni de date...juste une image comme la première ligne d'un livre à écrire.

Décidément, prendre la route de bon matin est propice à fertiliser mon imagination..A de nombreuses reprises, j'ai eu l'occasion de voir un ou plusieurs hérons, élégants et stoïques au milieu des champs.Simples piquets droits à peine visibles, d'un battement d'ailes, ils couvrent la plaine d'une ombre géante...

La collision entre la chanson "Lacrymal Circus" de Renan Luce et le film "Moulin Rouge" donne ce dessin, emprunt d'un spleen baudelérien et teinté de l'ivresse d'une piste de cirque.

Pour finir, les aventures de Suka Wakan, personnage de jeu de rôle, viennent parfois s'échouer sur une feuille...

l'inspiration, indomptable se montre parfois capricieuse, mais dès qu'elle se laisse attraper, elle offre sans concession cet irréductible sentiment de bien être.
Dis-moi ce que tu achètes, je te dirai qui tu es...
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Les français se plaignent d'un pouvoir d'achat en berne, ils n'en restent pas moins des consommateurs...consommateurs frustrés...consommateurs en mal d'achat.
Les incitations à dépenser s'immiscent dans notre quotidien: Télévision, radio, magazine, boites de céréales, couvercles de conserves, boite mail: rien n'est laissé au hasard: nos sens doivent constamment rester excités, réclamant leur dose publicitaire.
Même si on s'en défend, la publicité conditionne pourtant notre façon de consommer. Reine du prêt à dépenser, elle excelle dans l'art de rendre indispensable un besoin que l'on n'éprouvait pas auparavant...Elle prétend répondre à une demande du consommateur...avant même que celui-ci n'ai eu le temps de la conscientiser. Peut-on échapper au système...Pas sur...A moins de vivre en hermitte dans le fin fond de l'Afghanistan...Et encore, là bas, la paix se monnaie en airbus et en centrale nucléaire...
Pour ceux qui se croient encore libre de dépenser, n'avez vous point de téléphone portable, d'ordinateur? N'écoutez-vous donc pas des mp3? N'avez donc jamais céder à la tentation des petites boites jaunes...juste pour essayer? Ne vous êtes vous pas laissés tenter par les crédits à la consommation? Et qui n'a pas sa carte de fidélité de grande ou moyenne surface?
( Fidéliser...quelle belle mascarade publicitaire! On nous vend des économies pour nous faire dépenser...Toujours plus! )
La société de consommation est devenue une société de consommateurs, exigeants, avides d'innovation, de besoins qui ne demandent qu'à etre anticipés... Sommes-nous des victimes du système économique, pris au piège d'un harcellement médiatique? Certainement, il n'y a qu'à regarder les spots publicitaires diffusés aux différents moments de la journée...Ils varient bel et bien en fonction de la catégorie de téléspectateurs devant son écran à ce moment là.
Mais finalement, sommes-nous prêts à ne plus consommer? Ne sommes-nous pas des acheteurs compulsifs, addictifs? Ne nous complaisons-nous pas dans cette demande incessante d'acheter, de posséder, d'exister parce que nous avons ou voudrions avoir avant de vivre pour ce que nous sommes? Comme si la demande toujours pressante, nous maintenait dans une dynamique de frustration à combler pour ne pas penser à notre mal être?
Je ne suis pas une anti pub...Au contraire, j'en trouve certaines très esthétiques, d'autres drôles ou émouvantes...beaucoup sont certes affligeantes. Témoin d'une société en mouvement, la publicité ne laisse personne indifférent.
Tel le titre de Loly Clerc et Romain Gubert, je résumerai en une phrase " Je dépense donc je suis"
Si quelques publivores subsistent, retrouvons-nous derrière nos écrans sur direct 8 le vendredi soir pour regarder l'émission "La pub et le beau temps"...rare émission traitant de ce thème ...Mon homme vient de m'envoyer ce lien...Culture Pub exisite toujours sur la toile...Ouf! Culture Pub - le site
Anecdote: la semaine dernière, en zappant, je suis tombée au moment des pubs entre deux séries américaines: 3 annonces à la suite pour des voitures (de la même marque) allant du petit "space wagon" (on ne dit plus "break") à la grande berline...La suite proposait
une assurance...Puis un groupe de crédits à la consommation... Voilà notre bon père de famille (et sa ménagère) .sollicité d'acheter une voiture plus sûre, moins polluante... Et en plus on lui fournit déjà un moyen de l'assurer et même de la financer...Ironie ou pas...la dernière pub vendait de la chance, avec un jeu à gratter de la française des jeux...

